La théorie de la commode

La commode Malm, de chez ikéa vous connaissez ? Modèle de base trois tiroirs. Brute, blanche ou noire, elle existe pour tous les goûts.  Elle possède sur son dos, deux trous destinés à fixer le meuble sur le mur. Pour éviter qu’il ne se casse la gueule dès que tu laisses ouverts tous les tiroirs en même temps…

Des commodes Malm, j’en possède plusieurs. Et comme presque tout dans ma maison, je ne suis pas allée au bout de mon idée, je ne les ai pas fixées au mur. Or, ces derniers temps, je suis rentrée dans une phase de rangement frénétique. J’ouvre les tiroirs, j’observe leur contenu. Je caresse les étoffes, je sors les pièces qui ne me serviront plus. Je place dans le tiroir du bas ce qui n’a plus besoin d’être accessible. Elles se cassent donc la gueule. Très régulièrement. Parce que la vérité sur la théorie de la commode Malm, c’est que parfois, on a beau savoir qu’il est dangereux d’ouvrir tous les tiroirs en même temps, il est tout de même nécessaire de le faire pour les comparer. 

Changer, trier, jeter, conserver, ouvrir, fermer…

Chaque jour, j’essaie de devenir meilleure que celle que j’étais la veille. Ce n’est pas une mince affaire. Mais, depuis que j’ai compris que mon coeur et mon esprit fonctionnaient comme une commode Malm, j’ai fait beaucoup de progrès.

 

Je me suis dit que pour trouver l’équilibre, j’avais deux options : prendre une visseuse et sceller définitivement la commode sur le mur ou arrêter de tout faire dans le désordre et n’ouvrir qu’un tiroir à la fois.

Visser un meuble contre un mur me semble bien trop irréversible. Si jamais on décide de le changer de place, le mur gardera pour toujours les stigmates de cette relation passée. Ce serait du gâchis. Il faudrait y appliquer de l’enduit de lissage, poncer, peindre. Bien trop de boulot. J’ai décidé que figer les choses était bien trop contraignant. 

J’ai choisi l’option numéro deux. 

L’avantage énorme que j’y ai trouvé, c’est que sur un meuble stable, on peut exposer ce qu’on a de plus joli. 

J’ai récemment chiné une nouvelle commode. Une vieille commode à vrai dire. Parce que Ikéa c’était bien quand j’avais vingt ans, mais je suis une grande maintenant. Je cherche à m’entourer de meubles de caractère. Solide et belle, elle porte en elle toute son histoire. Lorsque je passe la main sur son plateau, je peux y observer les fantômes de son passé, la pièce dans laquelle elle a vécu sa première vie, les mains qui l’ont touchée, les coups qu’elle a reçus par les différentes personnes qui ont partagé son existence. Cette commode a une histoire mais pour moi, elle est toute vierge. Je ne lui ai pas encore trouvé sa destinée. Je ne sais pas ce que j’ai envie d’y ranger. Pour le moment, je lui ai simplement accordé une place de choix dans mon environnement, et le temps m’aidera à trouver ce qu’il convient de mettre dans ses tiroirs. 

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